Boire du vin, c’est bon pour la santé

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9 mar 2010

rouge
Boire du vin, c’est bon pour la santé : voici pourquoi…

C’est un effet du vin rouge connu de longue date et constaté par de nombreuses études épidémiologiques, mais resté jusqu’alors plutôt mystérieux pour les scientifiques. Boire – modérément – réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Pourquoi ? Des chercheurs d’Angers dépendant de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale viennent de lever un coin du voile sur ces vertus du vin. Leurs travaux, effectués sur des souris, sont parus dans la revue scientifique américaine PLoS One.

Différentes études, dont celles de l’équipe angevine, avaient déjà identifié certaines substances, les polyphénols du vin, comme responsables d’un effet vasodilatateur, via la production de monoxyde de carbone, par les cellules « endothéliales » qui tapissent la paroi interne des vaisseaux. Ce qui est en soi un effet bénéfique pour les parois artérielles. Mais il restait à découvrir comment se déclenche la production de monoxyde d’azote.

Le French Paradox démystifié

rechercheLe mécanisme élucidé passe par l’un des récepteurs des hormones oestrogènes des cellules de la paroi vasculaire, le sous-type alpha, auxquels se lient les molécules de polyphénols. Sous l’effet des oestrogènes, les femmes ont un risque cardiaque plus faible avant la ménopause, or ces effets bénéfiques des oestrogènes passent par cette forme de récepteur, explique l’un des auteurs, Matthieu Chalopin. D’où l’idée de l’explorer chez les souris.

Les scientifiques sont donc partis de l’hypothèse qu’un polyphénol, la delphinidine, activateur du récepteur suffirait à déclencher la production de monoxyde d’azote dans les cellules endothéliales et à relâcher ainsi la pression artérielle. Effectivement, les polyphénols du vin rouge provoquent la baisse de la tension artérielle chez les souris dotées du récepteur ERalpha, mais n’induisent aucun « relâchement vasculaire » chez les souris qui en sont dépourvues. Preuve que les bienfaits sur la souplesse des artères des polyphénols nécessitent la présence de ce récepteur à oestrogènes.

Pour parfaire la démonstration, les chercheurs montrent aussi qu’un médicament anticancéreux (le fulvestrant), inhibiteur de ce récepteur, bloque toute production de monoxyde d’azote par les cellules vasculaires, et donc entrave la capacité des artères à se dilater. Cette découverte, outre l’explication scientifique du French Paradox (moins d’infarctus dans le Sud-Ouest de la France à l’alimentation assez riche en graisses – foie gras, confit de canard – et en vin) ouvre de nouvelles pistes sur le « potentiel thérapeutique des polyphénols contre les maladies cardiovasculaires », selon les chercheurs.

Source : lci.tf1.fr

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